Historique

En 1997, Daniel Beugger, enseignant genevois, revient du Québec où il a enseigné quelques mois dans le cadre d’un échange. Il ramène dans ses bagages l’idée de la Bataille des Livres, qui existe dans de nombreuses classes au Canada. Il propose à quelques collègues de mettre le projet sur pied dans le canton. La première édition, dont l’idée originale était d’organiser un concours entre des classes lisant toutes les mêmes livres, connaît déjà un joli succès, avec 25 classes inscrites, réparties dans 7 écoles du canton de Genève. M. Beugger crée l’association et en devient président.

 

Le Québec rejoint la Bataille des Livres version suisse deux ans après, avec une classe pour commencer. L’année suivante, la BdL prend de l’ampleur et s’étend au continent africain, grâce à sa mise en place au Sénégal et au Burkina Faso. La Belgique, quant à elle, trempe l’orteil dans l’aventure, avec la participation d’une classe. Elle ne reviendra que quelques années plus tard.

 

En Suisse aussi l’association s’étend. En 2001, quelques classes des cantons de Vaud et de Fribourg se lancent dans l’aventure, rejointes l’année suivante par des classes neuchâteloises.

 

En 2003, la Bataille des Livres traverse encore une fois l’océan et se pose dans l’île d’Haïti. Plus près de chez nous, des classes valaisannes font leur apparition sur la liste des inscrits, et la Belgique revient avec 2 classes.

 

Lors de la 8e édition, qui débute en 2004, les cantons de Berne et du Jura se joignent à la communauté BdL et permettent à l’association de couvrir pour la première fois toute la Suisse romande. La France et la Belgique prennent de l’ampleur. En 2007, après 10 ans d’existence, la Bataille des Livres réunit plus de 20’000 enfants à travers les 10 pays dans lesquels elle est présente.

 

Daniel Beugger quitte La Bataille des Livres en 2010, après l’avoir fait grandir pendant 14 années bien remplies. Marjorie Kuenzi, membre du comité neuchâtelois, reprend la présidence de l’association. Plus tard, la distinction sera faite entre coordination (poste gardé par Marjorie Kuenzi) et présidence. Parallèlement, l’association se dote d’un nouveau logo. Un nouveau pays se joint également au projet, sous l’impulsion de la Belgique : le Rwanda.

 

La vie de l’association suit son cours, avec la refonte du site internet et, en 2012, la fin des activités au Burkina Faso et au Rwanda. Lors de la 19e édition, Marjorie Kuenzi quitte son poste de coordinatrice, qui est repris par Violaine Vidal.

 

Pour sa 20e édition, l’association reste présente dans 6 pays et compte plus de 14’000 participants à travers le monde, dont 6’000 en Suisse romande. Elle a collaboré avec des dizaines d’auteurs et illustrateurs lors des ateliers d’écriture et des rencontres et mis sur pied de très nombreuses activités, dont certaines sont reconduites chaque année.

 

Au cours de ces 20 années, la BdL a également participé à de nombreuses reprises au salon du livre de Genève et à la Foire du livre de Bruxelles, organisé des correspondances entre les classes des différents pays et des nuits de la lecture, et proposé aux élèves d’enregistrer les livres des sélections pour les personnes malvoyantes.