DEFINITION
DE L’ESCLAVAGE ET DE LA TRAITE NEGRIERE
(traité
par le groupe 1 dirigé par Fatou Niang Diouf)
Un
esclave est une personne soumise à la dépendance d’une autre personne
(son maître). L’esclavage a toujours existé dans les sociétés. C’était
un phénomène mondial.
La
traite européenne commença en 1441 lorsque, pour la première fois, des
Africains capturés par des marins portugais furent débarqués dans le
port de Lagos pour y être vendus comme esclaves. Ce trafic se poursuivit
en direction de la péninsule ibérique et des îles de la côte
d’Afrique.
Ce
ne sera cependant qu’après la découverte de l’Amérique en 1492 que
le commerce des esclaves prit progressivement un développement considérable
qui alla entraîner le commerce triangulaire qui se pratiquait entre les
trois continents : Afrique, Amérique, Europe.
Les
Européens venaient en Afrique avec des bateaux remplis de marchandises
(poudre, alcool, fusils, pacotilles, miroirs, …) qu’ils échangeaient
contre des esclaves (troc : un enfant = un petit miroir) qu’ils
amenaient et vendaient en Amérique dans les plantations.

Avant,
les indiens travaillaient dans les plantations. Mais ces derniers
refusaient la réduction à l’esclavage, mais aussi étaient très
fragiles. Ce qui explique le taux de mortalité très élevé.
Ainsi
des Européens se sont tournés vers l’Afrique et plus particulièrement
à Gorée vers 1536. La traite continua pendant des siècles jusqu’à
son abolition en 1848. Les premiers Européens qui ont commencé la traite
à Gorée sont les Portugais. La plupart des esclaves venaient de la
sous–région (pays yoruba, Gambie, pays bambaras, les régions de la
haute vallée).
Les
Africains étaient choisis pour être esclaves car ils résistaient plus
que les Indiens dans les plantations. Les esclaves étaient acheminés en
Amérique dans des navires négriers, mais surtout dans des conditions déplorables.
Des marchands noirs conduisaient des esclaves dans les entrepôts de Gorée
ou de Saint Louis du Sénégal.
Ces
marchands acheminaient les esclaves à Gorée pour deux raisons
fondamentales :
-
toute tentative d’évasion
était vaine, impossibilité de nager, présence de gardiens (noirs) qui
leur tiraient dessus si l’envie leur prenait de fuir.
- Gorée est le point le
plus proche du continent américain de l’Afrique de l’ouest.
vue
de Gorée
A
Gorée toutes les maisons qui sont en face de la mer étaient des
esclaveries.
Dans
l’actuelle maison des esclaves, on y parquait 150 à 200 esclaves.
La
plupart des rois fournissaient des esclaves aux marchands (des bois d’ébène).
Cependant
beaucoup de personnes ont lutté pour l’abolition de la traite des nègres
(Victor Schœlcher, Voltaire …)
- La traite a des conséquences
néfastes en Afrique (dépeuplement, éclatement des familles, famine…)
-
En Europe, la traite a
permis d’accumuler des capitaux, source de la révolution industrielle.
Elle a également permis de
mieux connaître l’Afrique en vue de préparer la conquête coloniale.
- En Amérique, elle a
permis de développer l’agriculture, l’industrie mais a aussi entraîné
surtout le surpeuplement…
GOREE
HISTORIQUE
(traité
par les groupes 2 et 3 dirigés par Birné Diouf et Ndèye Coura Ndiaye)
L’histoire
de la découverte de l’île est aussi ancienne que celle du continent.
C’est en 1444 que le navigateur portugais Denis Dias va faire la découverte
de l’île. Elle sera d’abord portugaise sous le nom « Isla de la
palma » ensuite hollandaise sous le nom de « good redes »
puis anglaise sous le nom de « slaves Island » et enfin française
sous son nom actuel qui vient de la contraction de l’hollandais « bonne
rade ».
Ces
différentes successions à la souveraineté de l’île sont toujours
marquées par la couleur des bâtiments construits par ces puissances
européennes. Les maisons avec une couleur rouge sont construites par les
Hollandais, celles à couleur jaune par les Français et celles blanches
marquent les constructions portugaises.
Après
la découverte du continent, vont suivre les missions d’exploration et
d’évangélisation qui ouvrent la voie à l’exploitation économique
du continent.
Ce qui va se faire jusqu’à la découverte des Amériques
par Christophe Colomb en 1492.
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port de Gorée
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La nécessité de la mise en valeur de ce
nouveau continent et l’incapacité d’utiliser la main d’œuvre
indienne vont amener les Européens à se tourner vers l’Afrique afin
d’acheminer cette main d’œuvre noire vers le nouveau continent. Ainsi
les Portugais seront les premiers à commencer le trafic des noirs en
1536.
GOREE
ÎLE MEMOIRE
(groupe
4 dirigé par Mouhamed Diaby)
L’île
de Gorée se trouve à 2,5 km du port de Dakar. Elle est reliée au
continent par plusieurs rotations de chaloupes. Elle a une superficie de
27 ha pour une longueur de 900m sur une largeur de 300m.
Le
nombre d’habitants s’élève à 1200. On y trouve des Wolofs, des
Toucouleurs et des Blancs.
Deux
religions principales y sont pratiquées : l’islam avec 800 adeptes
et le christianisme avec 400 adeptes.
La
vie économique est basée sur deux activités principales : la pêche
et le tourisme. L’île reçoit plus de 200 000 touristes par an. La
chaloupe demeure le plus grand moyen de transport entre l’île et Dakar.
L’île est surtout visitée à cause de son passé historique et des
grands musées qui s’y trouvent.
-
Le taux de scolarité est de 85% avec trois établissements scolaires :
une école maternelle, une primaire et une secondaire..
-
L’église Saint-Charles Borromée est la plus ancienne église de
l’Afrique de l’ouest. Elle fut construite en 1828. A l’intérieur,
les places étaient vendues et ceux qui ne pouvaient pas payer leur place
priaient dehors sur l’espace qui se trouve juste en face de l’église.
église Saint-Charles Borromée
-
A côté de l’église se trouve la première école de médecine de
l’A.O.F. Elle est aujourd’hui rénovée par l’ordre de Malte pour
l’accouchement des femmes et les soins de santé des Goréens.
dispensaire
de l'Ordre de Malte 
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Sur la rampe qui mène au Castel, au début de l’allée des baobabs, on
trouve toujours des canons qui ont servi à protéger l’île.
-
Les baobabs qui bordent cette allée furent amenés de Madagascar par Jean
Adanson en 1885 pour camoufler et protéger l’île contre l’érosion.
-
Sur les hauteurs du Castel, on trouve un impressionnant canon aux bouches
sciées. Ces canons ont été fabriqués en France et amener par pièces détachées
à Gorée afin d’assurer la protection de l’île. Ils n’ont qu’une
seule fois servi lors de la seconde guerre mondiale pour couler un bateau
anglais appelé le « Tacoma ». Sur les lieux du naufrage, on a
installé une balise rouge que les chaloupes contournent avant d’entrer
dans la baie de Gorée.
-
Sur les hauteurs du Castel se trouve aussi le mémorial de Gorée financé
par le monde de la diaspora noire américaine en 1995 sous l’impulsion
de Louis Farakhane qui a organisé une campagne « un Noir américain,
un dollar ». Cette collecte a permis de récolter 1'000’000 de
dollars utilisés pour construire les deux voiles qui composent le mémorial.
La plus longue qui est au vent, mesurant 18m, symbolise l’Afrique de la
diaspora et celle qui est couchée symbolise l’Afrique restée sur
place. Il fut inauguré par Le président Abdou Diouf à la veille de l‘an 2000.
Mémorial de Gorée
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Dès canons, on peut
admirer les vestiges du fort hollandais en contre bas. On peut voir aussi
sur la pointe nord de l’île une ancienne cache de canons transformée
en monument de la paix par le gouvernement japonais.
-
En descendant des
hauteurs, on retrouve en contre bas la première mosquée officielle de
l’Afrique de l’ouest.
-
Comme attractions
touristiques, on peut aussi noter les vestiges de la maison d’Anne Marie
Javouhey. Cette religieuse achetait des esclaves afin de les remettre en
liberté. Sa maison qui fut elle aussi une ancienne esclaverie est
aujourd’hui dite hantée, sans doute à cause des souffrances des
malheureux qui y ont séjourné.
les
ruines de la maison d'Anne-Marie Javouhey 
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Comme un peu partout
dans l’île, on est surtout impressionné par le nombre important
d’expositions de toiles. Des cours de djembé sont offerts sur les
hauteurs de l’île. Toutes les galeries qui, dans la passé étaient
remplies d’armes sont aujourd’hui investies par différentes formes
d’expressions artistiques.
Les
différents musées de Gorée
Les
musées constituent sans doute les principales attractions de l’île. On
distingue la maison des esclaves, le musée
historique, le musée océanographique et le musée de la femme.
La maison des esclaves.
C’est
le lieu le plus visité de l’île (plus de 200’000 par an). Cette
maison a surtout une valeur symbolique car étant la première esclaverie
en date construite en 1776 par les Hollandais. Bien qu’exiguë elle
pouvait contenir entre 150 et 200 esclaves avec des cellules de 2,60m2.
Nous avons été très impressionnés en découvrant la cellule qui était
réservée aux enfants. Les conditions d’existence étaient difficiles
et c’est très triste de penser qu’il y avait plus de 27 autres
esclaveries de ce genre dans l’île.

cellule des hommes
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cellule des jeunes filles
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cellule des enfants
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chambre de pesage
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porte du voyage sans retour
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porte vue de l'extérieur
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Le musée historique
A
partir de Dakar, c’est la présence majestueuse de cet ancien fort
d’Estrées qui attire le regard. On accède au fort par un pont-levis. Il
fut un ancien fort français ensuite une annexe de la prison centrale de
Dakar pour être rénové à partir de 1978 en musée historique.
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Le Musée Océanographique
Le
musée océanographique est abrité dans les locaux d’un ancien immeuble
de la compagnie des Indes. On y trouve exposées les différentes espèces
de poissons que compte le littoral sénégalais. Sont exposés aussi différents
instruments de pêche artisanaux ou modernes. On peut y admirer également
des répliques de l’habitat traditionnel sénégalais dans la zone
aquatique.

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Le musée de la
femme
L’architecture
du bâtiment abritant ce musée est en forme de bateau. Ce fut l’ancien
musée historique avant de devenir le musée de la femme en 1994. On y
retrouve la femme dans son contexte social traditionnel avec son rôle et
sa place en plus de ses valeurs culturelles. On y trouve à côté la
place de la femme sénégalaise actuelle qui est dans tous les secteurs de
l’activité nationale.
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