1ère activité

Coucou les voyageurs !

 

malleVoici venu le temps de votre première mission. Chaussez vos chaussures d’explorateur, prenez votre carnet, taillez vos crayons, mettez une gourde et un délicieux sandwich dans votre sac à dos, nous voici partis !

 

 

 

Le but de cette première mission est de raconter un voyage en utilisant l’un de vos cinq sens, et pas n’importe lequel : l’odorat !
Peu importe ce que vous allez raconter dans vos carnets (que ce soit votre trajet maison-école, la description de votre classe, de votre village, le pays d’où vous venez…) décrivez les odeurs de ce voyage.
Mon nez est l’un de mes premiers instruments en voyage, que ce soit pour les bonnes comme pour les mauvaises odeurs.

 

Je me souviens de parfums délicieux comme celui de la feuille de patchouli que j’ai découverte à Marie-Galante en Guadeloupe (quand on écrase la feuille entre ses doigts, cela sent délicieusement bon le patchouli), l’odeur de la vanille sucrée qui embaumait l’île de Huahiné en Polynésie, l’odeur de l’encens dans les temples hindouistes en Inde, les épices sur les marchés de l’île de la Réunion, le parfum des ananas mûrs au Bénin, et l’odeur entêtante de l’Ylang-Ylang à Mayotte.
Je me souviens aussi des odeurs épouvantables que l’on sent parfois en voyage : une bête morte qui dégageait une odeur pestilentielle dans un fossé le long de la route que j’empruntais à pied chaque jour à Brazzaville au Congo, l’odeur des toilettes collectives en Chine (pas facile d’aller aux toilettes et de s’accroupir devant tout le monde en plus), le cuir mal tanné de certains sacs en cuir marocains (pas tous), l’odeur pas toujours très agréable des animaux que l’on croise et les coquillages pourris au fond de mon seau quand je partais au bord de l’Océan Atlantique dans mon enfance. Curieusement, j’aime aussi ces mauvaises odeurs parce que, quelque part, elles me rappellent mes voyages ou mon enfance.
J’ai aussi la vilaine habitude de renifler mon assiette avant de manger (sans doute parce que j’ai grandi avec deux chiens et qu’enfant, je me croyais parfois chien moi aussi). Bon, promis, si vous m’invitez un jour chez vous, je ne le ferai pas, mais cela m’a parfois permis de ne pas manger quelque chose qui m’aurait sans doute rendue malade en voyage parce que, grâce à mon nez, j’ai détecté que c’était de la nourriture avariée ou même beaucoup trop pimentée pour mon petit estomac d’européenne (mais j’ai quand même mangé du singe, du serpent, de l’antilope, des vers de bambou, des vers à soie, des méduses, des cigales, des scorpions grillés…sans être malade !).

 

J’aimerais donc avoir les narines (j’aime dire « les trous de nez ») écartées quand je lirai vos textes la prochaine fois. Racontez-moi les odeurs de la Suisse ou de la Belgique, que ce soit la bonne odeur des frites de votre maman, de la soupe de la cantine ou d’un plat de votre pays d’origine, mais aussi l’odeur de votre chien mouillé ou des pieds de votre frère. Faites-moi saliver (avec les bonnes odeurs) et rire (avec les mauvaises).

 

Des idées pour celles et ceux qui ne savent pas du tout quoi raconter :
– Le trajet maison-école en tapis volant : racontez les odeurs des arbres, des oiseaux croisés en chemin, l’odeur de la laine du tapis, votre odeur à vous (vous vous lavez avant d’aller à l’école ?), l’odeur du feu des cheminées des maisons….
– Si vous faites ce même trajet à bord d’une voiture, ou en moto, ou à dos de dromadaire ou d’éléphant, ou en luge, ou à ski… les odeurs doivent être bien différentes.
– Une balade en forêt, à la campagne, en pleine ville derrière les pots d’échappement des voitures, à la montagne, dans une ferme, dans une fabrique de gruyère, dans les différentes pièces de votre maison…
– Sinon, racontez les odeurs (les bonnes et les mauvaises) de la nourriture de votre pays, que ce soit la Suisse, la Belgique ou un autre pays, et associez aussi le goût à l’odorat (faites-vous bien la différence entre les deux ?). Pour la petite histoire (et votre culture générale), savez-vous que les Chinois distinguent cinq saveurs (sucré, salé, acide, pimenté et amer), cinq goûts (gras, parfumé, corsé, frais et fermenté) et quatre consistances (glissant, croquant, fondant et sec). Etonnant, non ?

 

Le format du carnet de voyage est-il libre ?
Combien de pages doit-il contenir ?

 

Pour des raisons de confort, il est peut être plus simple de choisir tous le même format, afin de le fabriquer ensemble et de ne pas multiplier les difficultés.
C’est vraiment difficile de déterminer le nombre de pages d’un carnet de voyage à l’avance. Que le carnet contienne trop ou pas assez de pages, dans tous les cas, cela engendrera de la frustration.
Personnellement, lorsque je voyage, j’emporte généralement 2 carnets vierges avec moi. Cela me permet d’une part de ne pas manquer de carnet, mais aussi de travailler dans l’un des carnets pendant que l’une de mes aquarelles sèche dans l’autre par exemple. Ceci est particulièrement vrai pour des carnets classiques, contenant des doubles pages reliées. Lorsque je travaille sur un carnet accordéon, je peux ouvrir grand l’accordéon, de façon à travailler sur une partie pendant que mon travail précédent sèche.
Cela implique forcément de ne pas travailler de façon chronologique dans le carnet, puisque j’avance dans deux carnets différents en parallèle. Personnellement, cela ne me gêne pas, car je travaille souvent sur le thème des émotions, des couleurs, des odeurs, du ressenti, plutôt que de façon narrative en listant les événements ou les faits au fur et à mesure du voyage. Evidemment, il faudra adapter votre façon de travailler avec votre façon de « voyager ».
Lorsque je travaille avec des classes, je propose souvent de travailler sur plusieurs formats de carnets de voyage. Cela permet d’une part de découvrir différents formats, leur fabrication, différentes façons de travailler, mais aussi d’accumuler différents petits carnets dans une boite à chaussures ou une valise en carton par exemple. J’aime l’idée d’accumulation, et j’aime aussi l’idée du carnet de voyage en tant qu’objet.

 

Deux carnets en même temps !!!

 

 

2-carnets-

 

 

Par exemple, on pourrait tout à fait imaginer que vous fassiez un carnet accordéon, un petit carnet relié, une petite cocotte, et que vous rassembliez ces quatre carnets dans une petite boîte à chaussures transformée en valise pour l’occasion.

 

Voilà un petit échantillon de mes carnets :

 

carnets-marocainscarnets-chinois

 

 

 

carnet-relié
Un petit carnet relié (il peut être carré, rectangulaire à l’italienne ou pas, petit ou grand, avec des feuilles de couleur, de papier journal, de calque…) ; Pour relier les feuilles doubles, une aiguille, deux trous et un fil de laine ou de raphia, une petite perle, une graine ou un coquillage percé pour le décorer.

 

 

accordeon3

accordeon

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Trois modèles de carnets accordéon

 

cocotte-neyrins

 

 

Une cocotte

 

carte1

 

 

Une vieille carte routière

 

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livre1

 

Un vieux livre (directement sur les pages du livre)

 

J’essaie de vous donner le plus de pistes possibles mais rien n’est obligatoire, ce ne sont que des propositions pour vous aider à construire votre projet, libre à vous de les suivre ou d’en inventer d’autres.

 

Quels outils utiliser ?

 

Des crayons de couleur aquarellables, de l’aquarelle, des crayons de couleur classiques, un feutre noir…

 

Voici quelques techniques à utiliser :

 

des frottages (en frottant une pièce de monnaie placée sous un papier fin avec un crayon de couleur, on obtient le relief de la pièce, cela fonctionne aussi sur le tronc des arbres, les plaques en métal gravées (les numéros de rue, les plaques devant les musées, les plaques d’égout, les boites aux lettres …)

 

frottagevenise

 

Mélangez vos dessins à des collages:

 

collages

 

Coller des matières : du sable, de la terre, des plumes, des feuilles mortes, des fleurs séchées…

 

sable-plume

 

Utiliser des lettres déchirées dans des prospectus ou des magazines pour écrire du texte dans vos carnets:

 

lettres

 

N’oubliez pas que le carnet de voyage est un art métis entre l’écriture et l’image. Osez écrire sur vos dessins et dessiner sur ce que vous avez écrit : mélangez bien écriture et images.

 

procida

 

Peut-on noter dans le carnet de voyage des éléments en plus de ceux suggérés par les auteures?
Le carnet de voyage, c’est l’école de la liberté, alors oui, oui, oui, noter, gribouiller, raconter, inventer tout ce que vous voulez, tout ce qui vous passe par la tête. L’important c’est de faire, c’est d’oser, c’est d’essayer. Rater, c’est la meilleure façon d’approcher la réussite. Donc, ne vous limitez pas à quelque chose de scolaire, osez sortir des sentiers battus, osez écrire sur vos dessins, dessiner sur vos écrits, faire des taches, des trous, des fenêtres, des expériences…

 

Qu’est-ce qu’un carnet collectif? Doit-il y en avoir un? Est-ce une synthèse des travaux des élèves ou est-ce un carnet en lui-même?
Il n’y a aucune obligation de faire un carnet collectif.
Les avantages de faire un carnet collectif : garder une trace de la classe, travailler ensemble, échanger des compétences…
Les inconvénients : cela demande un travail supplémentaire au carnet individuel, et donc plus de temps et d’investissement.
Le carnet collectif peut être une synthèse des carnets individuels (si vous choisissez tous le même sujet, par exemple « je voyage dans mon village », ou « une journée dans mon école »), il peut aussi être un travail différent du carnet individuel (par exemple, chaque enfant décrira sa région ou son pays d’origine dans le carnet individuel et le carnet collectif sera un voyage dans la ville ou le village où se trouve l’école…).

 

Au cas où les élèves sont perdus si le travail est individuel, peut-on les mettre par groupe de 2 ou plus ?
Très honnêtement, je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée, car souvent à deux, l’un fait, l’autre regarde, ou alors les deux font la même chose. Je crois que c’est bien que chacun/chacune ait son petit carnet personnel.
Et je crois que ce serait bien que les enseignants fassent un carnet eux aussi, comme cela tout le monde est impliqué dans le projet !

 

Différence entre un carnet de voyage et un carnet d’illustration :
Il y a une petite chose importante que j’aimerais préciser. Etre carnettiste, c’est généralement dessiner ce que l’on voit (le dromadaire sur lequel on est assis ou la pirogue posée au bord de la plage, mais aussi sa maison, son école ou son vélo, en étant assis devant et en la/le regardant.
Un illustrateur dessine de mémoire (le château qu’il a visité il y a deux ans) ou d’imagination (un dinosaure à grandes moustaches). Ce n’est pas du tout pareil.
Bien sûr, je me doute que si vous décidez de dessiner une marmotte, vous n’allez pas passer quinze jours à plat ventre dans la neige avec des jumelles pour réussir à en observer une et que vous aurez parfois envie de dessiner des petites choses inventées dans vos carnets. Mais essayez de bien avoir en mémoire ces différences malgré tout et essayez de vous mettre dans la position du carnettiste le plus possible (si vous dessinez votre maison ou votre école, regardez-la vraiment, dessinez assis devant, pareil pour votre sœur ou votre poisson rouge, demandez-lui de poser pour vous).

 

Dans quelle mesure l’imaginaire intervient-il dans un carnet de voyage ?
Rien ne vous empêche de mentir, d’embellir ou de broder autour de la réalité.
Par exemple, si vous me dites que vous allez à l’école chaque jour en tapis volant ou à dos d’éléphant, et que vous me décrivez votre quartier vu d’en haut, cela m’enchantera, et je n’en serai nullement gênée (et cela contredira le paragraphe précédent puisque j’imagine que vous n’avez ni tapis volant, ni éléphant sous votre lit).

 

Comment vaincre le trac de la page blanche ? ou la peur de rater ?
Je vous déconseille de faire un brouillon avant de le recopier sur le carnet, ou de faire au crayon à papier et de recopier ensuite. Pourquoi ? Parce que votre carnet perdrait en spontanéité. Ce n’est pas un devoir d’école ni un exposé. Aussi, pour ne pas avoir peur de foncer dans votre carnet, voici ce que je vous propose : travaillez sur un papier volant, et quand c’est bien, que vous êtes satisfait du résultat, et bien collez ce papier sur votre carnet. C’est souvent comme cela que je procède moi-même, ainsi je ne colle que ce qui est réussi dans mon carnet. Evidemment, avec le temps, je « réussis » de plus en plus et je travaille souvent directement, mais c’est encore comme cela que je pratique avec les adultes que j’emmène en voyage pour apprendre à faire un carnet, regardez comme ils sont appliqués !

 

adultes

 

Osez utiliser le papier calque ou les feuilles de rhodoïd transparent pour décalquer ! :

 

calque-rodhoid

 

oeil-marocain

 

 

L’œil a été dessiné sur du papier calque qui se superpose sur une carte de géographie

 

Petits messages personnels :

 

A la classe de Florence Vauthey Bernex Genève Suisse :
Bonjour, merci d’avoir été les premiers à me répondre !
Il n’y a pas de souci si vous souhaitez faire un carnet personnel uniquement. Cela vous permettra de vous concentrer sur votre propre carnet et de ne pas mener deux carnets (l’un personnel, l’autre collectif) de front.

 

A la classe de Inês Dietrich 7P Ecole de la Vigne-Rouge, Carouge, Genève, Suisse :
Oh là là, c’est chouette tout cet inventaire. Me croirez-vous si je vous dis que j’ai mon permis de chasser (mais je ne m’en suis jamais servi !) et que je ne sais pas faire de vélo. Je ne suis pas très sportive, donc le foot, le skate, la piscine, ce n’est pas trop ma tasse de thé. Je n’aime pas les spaghettis (parce que l’on s’en met de partout), j’avoue préférer les hamburgers (mais pas forcément les Big Mac, je préfère un hamburger fait maison) aux crêpes (je suis plus « américaine » que « bretonne »). Par contre, la nature, les animaux, l’art, inventer des histoires, le chocolat, les livres… j’adore !

 

A la classe de l’école de Pinchat, à Genève (Classe d’Isabelle Deshusses et François Berthod) :
Oh, vous avez fait remonter des souvenirs en moi. J’ai grandi entourée d’animaux, et notamment des moutons. J’ai même souvenir d’un petit mouton que nous avons dû nourrir au biberon car sa mère ne reconnaissait qu’un seul de ses deux petits et refusait de le nourrir. Il faisait comme Bambi sur le carrelage de la cuisine, glissait et se retrouvait les quatre pattes écartées.
J’espère que vous me raconterez la montagne et votre univers, je vis en banlieue parisienne et la nature me manque. J’ai la chance d’avoir un petit jardin avec un figuier et un palmier, mais c’est loin d’être la campagne.

 

A la classe de 5P à Cerniat, petit village en Gruyère :
Oh oui, le carnet de voyage, c’est l’école de la liberté, donc osez osez osez ! Il ne faut surtout pas avoir peur de l’écriture, osez écrire même si c’est plein de fautes, un adulte les corrigera (sans jugement !). Moi aussi, quand j’écris c’est plein de ratures, de fautes… Même sur mon blog, quand je le relis à l’écran, je trouve souvent des fautes de frappe mais aussi parfois des fautes d’étourderie et même des phôtes de grammaire ou d’orthographe (voilà ce qui arrive quand on n’est pas très concentrée…).
J’ai voyagé sur votre site internet (merci pour la présentation pour celles et ceux qui l’ont faite), mais je dois avouer que je n’ai pas tout compris… Je me suis demandé ce qu’était « le beamer », « la soupe de chalet » (une soupe de bois ?), « la lutte suisse », « j’ai fauché les regains », plusieurs d’entre vous parlent d’un frère ou d’une sœur qui « est au co » (au commissariat, au congélateur ou au coloriage ?). Et le premier mot de votre présentation « bondzoua » cékoiça ? Ne vous moquez pas de moi, mais nous avons beau parler la même langue et bien, parfois, nous ne nous comprenons pas. D’ailleurs, j’avoue que cela me plairait si vous utilisiez du vocabulaire suisse dans vos carnets, histoire de me faire voyager, rire et découvrir de nouvelles choses.

 

A la classe du collège des Marronniers de La Chaux-de-Fonds :
Oh là là, vous m’avez fait voyager : Suisse, Pologne, Etats-Unis, Irak, Portugal, Guadeloupe (France), Australie. Vous avez bien de la chance d’être originaire ou d’être allés dans l’un de ces beaux endroits. Je ne suis jamais allée en Australie, ni en Irak ni même en Pologne, et les trois destinations me plairaient beaucoup, même à dos de hérisson ou accroché au cou d’un loup !

 

A la classe de 7-8P de Christine Leuba, école de Troinex, Genève :
L’année dernière, je suis venue pour la Bataille des Livres et j’ai eu la chance de rencontrer des classes autour de Genève et de Lausanne. Je ne connais pas très bien la Suisse, c’était mon premier voyage, mais je dois avouer que j’ai eu un coup de cœur pour le joli pays où vous habitez. Vous avez bien de la chance !

 

A la classe de P5FrC de l’Ecole européenne de Bruxelles IV :
Je suis très heureuse de travailler aussi avec des classes belges. Je suis allée au salon du livre jeunesse de Charleroi cette année et cela m’a donné envie de revenir.
J’aime beaucoup l’idée de la francophonie, je trouve la langue française belle, même si elle est souvent un peu « morte » et figée en Europe. Je lis beaucoup d’auteurs de la Caraïbe et africains, et ils utilisent le français de façon beaucoup plus riche que nous, la langue continue d’évoluer et de vivre, ils osent davantage inventer de nouveaux mots, de belles expressions imagées. Par exemple, au Bénin, on appelle les poulets des poulets bicyclette parce qu’ils courent et pédalent dans les chemins toute la journée, et quand on les mange, leurs cuisses sont toutes maigres et musclées à force d’avoir pédalé.
En Suisse, en Belgique et en France, nous n’utilisons pas les mêmes expressions et c’est parfois rigolo parce que cela provoque des malentendus. Je me souviens de la première fois où j’ai rencontré des Belges. Je devais avoir 15 ans et ils m’avaient offert une glace. Quand on m’a demandé « Ca goute ? » j’ai regardé sous mon cornet de glace et j’ai dit « non » (alors que la glace était délicieuse) !
J’ai une belle veste que j’ai fait faire à Brazzaville, au Congo, avec le pagne du dernier sommet de la francophonie qui a eu lieu à Kinshasa, en République Démocratique du Congo. Tous les pays francophones sont inscrits sur ce tissu, il y a donc la Suisse, mais aussi la Belgique et la France !
Je suis un peu déçue car votre photo ne s’affiche pas correctement sur le site et j’aurais bien aimé découvrir vos petites bouilles !
Et à quelle classe correspondez-vous : celle de Benjamin LELOUP, Valérie AUBARD ou Xavier VERRIEST ?

 

francophonie-2

 

Deux des classes rencontrées en Suisse avec mon beau pagne de la francophonie(c’était en mars 2013) :

 

geneve-6-

Geneve-1

 

Bon, sauf erreur de ma part, il y a trois classes qui ne se sont pas présentées, vous voulez rester incognito dans votre tenue de camouflage ?
Si je ne me trompe pas, il s’agit de la classe de Frédérique Billod au Locle en Suisse, et de deux classes belges : celle de Benjamin LELOUP, Valérie AUBARD ou Xavier VERRIEST ?
Faites-le vite !

 

antonia

 

Mon beau chapeau est un salako, c’est le chapeau traditionnel de l’archipel des Saintes, en Guadeloupe.
Je vous souhaite un beau voyage et j’attends de vos nouvelles avec impatience !
Bises.
Antonia

 

 

1ère activité

 

 

 


20 commentaires pour “1ère activité”

  1. Bonjour Antonia,

    Nous sommes la classe de P5FrC de l’Ecole européenne de Bruxelles IV de Monsieur Xavier Verriest :-).

    Nous sommes très emballés par ce beau projet. Nous avons décidé de construire chacun notre carnet de voyage. Nous aurons tous le même format de départ et l’enrichirons de manières différentes.

    Ce premier travail sur les odeurs, nous a ouvert les fosses nasales sur notre trajet vers l’école. Des sensations agréables et désagréables nous sont tout de suite venues au nez. Nous y avons raconté des « carabistouilles » afin d’embellir nos textes. Ci-dessous, voici quelques travaux d’élèves de notre classe.

    Nos textes sont rédigés et mis au propre mais nous devons encore prendre le temps de collecter des images et des objets qui nous rappellent ce trajet matinal.

    Nous attendons avec impatience la suite des activités afin de continuer à embellir notre carnet de voyage sur Bruxelles.

    A bientôt,

    Bonnes fêtes de fin d’année,

    Les P5FrC de l’Ecole européenne de Bruxelles IV

    Un trajet en odeurs (Raúl)

    Je me réveille, je m’habille et je descends avec l’odeur de pain toasté qui règne dans la cuisine. Je sens l’odeur du Nutella sur mes tartines, mais comme je déjeune près de mes poissons les bonnes odeurs se bagarrent avec les mauvaises. Je me brosse les dents et la merveilleuse odeur du dentifrice à la menthe me rafraichit le nez. Je sors et les odeurs des cigarettes et des pots d’échappements des voitures m’attaquent brutalement les narines. Il fait encore sombre dans ma rue et je rentre dans la voiture, les fenêtres fermées à cause de la puanteur urbaine (poubelles, cigarettes, voitures).

    Quand j’arrive à l’école le parfum agressif d’une dame me surprend. Je rentre en classe, quel soulagement, plus aucune odeur ne m’embête.

    Mon trajet en odeurs vers l’école (Marion)

    Le matin quand je me lève, l’odeur agréable des tartines grillées me monte au nez. Quand je vais prendre mon petit-déjeuner je sens la douce odeur du chocolat chaud que m’a préparé ma mère.

    Par contre, dans le bus, quand la surveillante passe, un parfum irritant me pique les narines. Donc, à chaque fois, je me réfugie dans la bonne odeur de mon foulard qui sent bon la noix de coco.

    Quand j’arrive à l’école je sens la nourriture de la cantine qui me chatouille le nez. En classe je sens l’habituelle odeur des cartables, des cahiers et de ma classe. Vous connaissez cette odeur? Celle de l’ENFER!!

    Mon trajet en odeurs (Alessandra)

    Je vais à la cuisine et je sens une bonne odeur de lait et de biscuits. Je rentre dans la salle de bain et je sens l’odeur du dentifrice à la menthe. Je m’habille et je sens l’odeur du parfum Abercrombie de ma sœur. Quand je sors de chez moi, en attendant le bus, je sens l’odeur du moteur des voitures. Quand je suis dans le bus, je sens le parfum irritant de la surveillante. Pour fuir cette agression, je sens l’odeur du foulard de mon amie!!! Quand j’arrive à l’école, je sens l’agréable odeur de la cantine. Et quand j’arrive en classe je sens l’habituelle odeur des cartables. Je sens, je sens, je sens…. pauvre petit nez qu’est le mien. Le travail m’attend et celui-là il n’a pas d’odeur!!!

    Mon trajet en odeurs (Ali)

    Quand je me réveille le matin, je sens tout de suite le parfum sucré des crêpes ou celui des tartines grillées. A la sortie de la maison, je suis surpris par l’odeur fraîche du vent .Par contre, je n’aime pas l’odeur agressive des poubelles du quartier.
    La fumée de la cigarette de mon père parvient jusqu’à mes narines et m’incommode alors que j’attends le bus scolaire. C’est sans parler des émanations d’essence et autres gaz provenant des véhicules circulant en ville.
    A mon arrivée à l’école, j’oublie vite tous ces désagréments, je grimpe les escaliers, j’arrive en classe et déjà, je sens le parfum de l’amitié.

  2. Bonjour Antonia,

    Nous sommes la classe gruérienne de Cerniat, chez Ludovic Bussard!
    Aujourd’hui, nous n’avons pas encore beaucoup à vous montrer… Nous avons construit nos carnets avec des vieilles cartes de notre région. Le séchage a duré plus que prévu. Du coup, nous avons commencé aujourd’hui à y inscrire nos observations.
    La semaine prochaine, nous vous enverrons plus de contenu. En attendant, quelques photos de nos carnets en train de sécher et notre carnet de classe!

    A tout bientôt, la classe de Cerniat

  3. En séchage…

  4. et encore une…

  5. Bonjour Antonia,

    La classe des Marronniers a débuté son voyage et malgré de nombreux rhumes, les odeurs envahissent nos narines. Si bien, qu’il est difficile de savoir par quoi commencer !

    En suivant vos propositions, les élèves ont confectionné trois carnets de voyage. Le premier est un pliage en accordéon, le deuxième se présente sous forme de livret et le troisième est une enveloppe qui est non sans rappeler le thème du voyage.

    Les élèves sont emballés par le projet : ils ont pris conscience des nombreuses odeurs auxquelles ils n’avaient jamais prêté attention (au coin de la rue, dans la cour de l’école ou dans le vestibule de leur appartement au moment d’enlever leurs chaussures après une longue journée sans les retirer).
    Pour embellir leurs carnets de voyage, ils ont apporté des objets, réalisé des dessins et parsemé divers parfums dans leur carnet afin de rendre ces odeurs les plus vivantes possibles.

    Une grande partie des enfants reste toutefois très terre-à-terre et peine à se laisser aller dans des récits plus farfelus, à raconter ce chemin, entre leur chambre et la salle de classe, d’une manière moins explicative.
    Auriez-vous quelques conseils pour les aider à prendre plus de liberté, à raconter des histoires sans qu’ils ne s’accrochent à leurs habitudes et activités quotidiennes?

  6. Meg :

    Je voyage jusqu’à chez moi (sur le dos d’un dauphin)
    J’ai senti le poisson.

    PLASH !!!

  7. Samuel :
    Dans la ville et partout ailleurs, les bonnes et mauvaises odeurs se mélangent.

  8. Alister :
    J’ai senti du parfum dans ma salle de bain, une odeur bonne.
    Je sors de l’école, une odeur de vin, alors je continue de marcher et je sens de nouveau le vin, je me dis qu’il y a un truc bizarre et je vois parterre des bouteilles de vin qui coulent.

  9. Rudi :
    Vers les poubelles ça sentait les vieilles chaussettes.

  10. Randy :
    En rentrant chez moi j’ai senti le thé avec sa cannelle parfumée et ensuite je l’ai bu.
    Le lendemain matin je suis sorti pour aller voir mon jardin et là, des odeurs de fleurs sont venues dans mes narines et j’ai adoré.

  11. Bonjour Antonia!

    Voici un petit aperçu de nos travaux.

    Classe d’Inês Dietrich, 7P
    Ecole de la Vigne-Rouge, Carouge, Genève, Suisse

  12. Suite des photos de la classe d’Inês Dietrich

  13. Suite

  14. Encore une photo

  15. et la dernière

  16. Bonjour Antonia,
    Nous sommes la classe de l’école de Pinchat, à Genève (Classe d’Isabelle Deshusses et François Berthod).
    Nous avons commencé nos carnets de voyage sous la forme d’un accordéon. En voici quelques extraits:

  17. la deuxième

  18. la troisième

  19. et la dernière

  20. Bonjour,
    Voici quatre extraits de carnets à sentir de la classe de l’école de Troinex.

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